Ateliers d’écriture créative, de fictions, animés par Francis Mizio

Texte de Betty – « Le point de vue de Baptistou, l’âne de la Saint Cornèri » *

Baudet je suis, âne bâté, dur à la tâche. On me charge de ballots pesants, parfois plus lourds que moi, on me bats, on m’injurie lorsque je n’avance pas assez vite. Baptistou qu’on m’appelle ! Mon maître, le père Anselme, cultive la vigne qui donne ce vin fleuri répondant au nom charmant de « prunelard ». Je n’ai pas à me plaindre de cet honnête vigneron qui me traite correctement, se laissant parfois même aller à me flatter la croupe. Ce n’est pas lui qui use sur moi de la badine, mais ses ouvriers, ces gredins qui m’utilisent sans vergogne pour transporter tout ce qui pèse, s’amusant même parfois à lester de pierres mes sacoches pendantes.

Cependant, dans cette triste vie d’esclave, une journée mémorable me procure plaisir et amusement. J’en braie de joie lorsque je la vois approcher. À la Saint Cornèri, appelée aussi Saint Cornard, on me brosse le poil, m’enrubanne les oreilles, me peigne crinière et queue. Cette cérémonie, familièrement nommée « fête du Cocu » est mon jour de gloire, j’en suis la principale vedette, ou presque.

Sachez que je trimballe ce jour-là le dernier marié de la cité de Cordes, qui doit monter sur mon dos à l’envers, tête tournée vers mon séant. J’avance ainsi jusqu’à la pierre des Cornards située sur la promenade de la Lice, à l’ombre des marronniers en fleurs, car c’est au mois de mai que se fête ce drôle de Saint, celui des maris aux femmes infidèles. Cette cérémonie est censée conjurer le sort, et faire de la jeune mariée la plus fidèle des épouses. Une fois passée la porte de la Jeanne, mon cavalier descend et va embrasser ladite pierre, puis verse au passage du Prunelard, issu des cépages de mon maître, dans un seau qu’il remplit parfois plus qu’à moitié afin que je puisse boire tout mon saoul. Et saoul, je peux vous dire que je le suis lorsque je reprends ma route, zigzaguant de gauche à droite dans les ruelles du village. Le marié censé être désormais préservé du cocuage puisque le rite est accompli, me monte maintenant fièrement dans le sens de la marche. Et il vaut mieux qu’il en soit ainsi car mes oscillations mettraient en péril son fragile équilibre s’il s’adressait encore à mon arrière-train !

Je ne suis pas bien sûr des vertus que l’on porte aux traditions du jour de la Saint Cornèri, car mes montées et descentes le long des venelles de Cordes, et mes pérégrinations dans la campagne environnante, m’ont appris que les femmes mariées, qu’elles soient ou non épouses des hommes que j’ai portés sur mon pauvre dos, se dévergondaient bien souvent avec d’autres que leur légitime. Ah, j’en ai vu des jupons virevoltant dans l’embrasure de demeures qui n’étaient pas les leurs, j’en ai croisé des corsages à moitié dégrafés émergeant des bosquets, alors qu’à leur suite sortait d’un taillis, une paire de pantalons promptement rajustés. On ne peut dire que la fidélité régnait dans nos villages en ce début de XXe siècle !

Le 18 mai 1914, arriva le tour d’Aimé puisqu’il était le dernier à s’être marié. Il se trouve que ce jeune-homme était le fils de mon maître, le père Anselme. Et il en avait fallu du temps avant que le garçon puisse épouser la belle Octavie. Mais laissez-moi vous conter toute l’histoire :
Quand il atteignit ses vingt ans, Aimé rencontra cette bien jolie demoiselle, habitant le haut de Cordes, là où les maisons sont majestueuses, les pierres ornées et les fenêtres à meneaux.
Certes nous n’étions plus au temps des troubadours, mais Aimé n’avait pas son pareil pour aller traîner sous le perron de sa bien-aimée qui, non indifférente à ses charmes, lui adressait volontiers des baisers énamourés. Il faut dire qu’Aimé, après avoir été un jeune garçon chétif, avait beaucoup changé. Il portait beau, était grand, bien bâti, le muscle durci par les travaux des champs, et en même temps, simple dans ses comportements, peu conscient du charme qu’il dégageait, et tout étonné d’avoir réussi à attirer l’attention d’Octavie. Les parents de cette dernière, de riches commerçants, n’avaient pas l’intention de brader leur unique enfant. Ils attendaient pour elle rien de moins qu’un nobliau bien établi. Mais c’était sans compter sur le caractère de la jeune-fille qui avait jeté son dévolu sur Aimé, faisant fi de ses origines modestes. Elle l’aimait, c’était sûr, et elle l’épouserait, quitte à s’enfuir de chez elle si persistait l’opposition parentale.
Finalement, elle obtint gain de cause, non tant parce que son géniteur se montra tout à coup soucieux de son bonheur, mais bien parce qu’il réalisa que le père Anselme n’était pas un paysan bouseux, qu’il possédait des biens ; ses vignes produisant un vin de qualité dont la vente lui permettait au fil du temps d’enrichir son patrimoine.

Ainsi Aimé et Octavie convolèrent en justes noces au printemps 1914, et comme aucun autre mariage n’était prévu avant l’été, le jour de la Saint Cornèri, ce fût Aimé qui dut se plier à la tradition. J’étais fort heureux, d’une part d’avoir à porter sur mon dos ce tout nouvel époux que j’avais connu garçonnet, et d’autre part de savoir que j’allais pouvoir me livrer à ma beuverie annuelle. Je caressais aussi l’espoir qu’Octavie donne enfin raison à la légende en se comportant en épouse fidèle. C’est que je voulais le bonheur de mon jeune maître Aimé, au prénom que j’espérais prémonitoire ! La cérémonie se déroula à merveille, selon mes vœux.

Mais au mois d’août, tout ce que le village comptait d’hommes valides partit à la guerre, la Grande ! Les travaux des champs et de la vigne furent confiés aux femmes. Octavie qui vivait maintenant dans le domaine viticole dut quitter l’oisiveté qui avait été la sienne jusque-là et venir abîmer ses blanches menottes sur les troncs noueux des ceps. Il faut reconnaître qu’elle le fit de bonne grâce.
Quant à moi, plus question de coups ni de charges trop pesantes, je découvrais la douceur féminine. Octavie m’équipait le matin, s’appliquant à ne point blesser ma bouche par un mors mal ajusté, Hortense, Suzanne, Léontine et quelques autres me menaient aux champs, mon bât à moitié vide. Parfois l’une d’elle s’amusait à monter sur mon dos, et j’étais charmé de son poids léger. Ah, que j’aurais aimé que dure cette guerre qui me faisait la vie si douce !

Au mois de mai 1915, on chercha en vain un couple de jeunes mariés pour honorer la Saint Cornèri, or il n’y en avait point. Les hommes étaient au champ d’honneur, quelques-uns en étaient revenus… les pieds devant ! On les avait enterrés religieusement, mais aucune célébration de mariage n’avait eu lieu. Afin d’honorer quand-même Saint Cornard, tradition oblige, on chercha qui, parmi les vieux restés au village, était le plus récent marié. Le curé consulta ses registres et déclara qu’il s’agissait d’Eugène, un ancien limonadier de quatre-vingts printemps dont les épousailles dataient d’une bonne quarantaine d’années. Il était marié à Yvonne, une jeunette de soixante et onze ans, bon pied bon œil, dont tout le monde savait que la fidélité avait quelque peu laissé à désirer. Mais on supposa que le Saint fermerait les yeux sur des exactions depuis longtemps prescrites.

Le village privé de fête depuis le début de la Grande Guerre ne demandait qu’à oublier un peu ses soucis quotidiens. Aussi les préparatifs furent-ils particulièrement soignés. Jamais de ma vie d’équidé je n’avais été aussi bien cardé, brossé, peigné, mais aussi caressé, cajolé, et même embrassé sur les naseaux. Les femmes étaient décidément de bien aimables créatures.
Lorsque je fus prêt on amena le vieil Eugène. Il fallut le hisser sur la selle, ce qui ne se fit pas sans mal. Ainsi l’ancêtre se retrouva selon la tradition, tête tournée vers ma croupe luisante, et parfumée pour l’occasion. Il s’accrocha à mes poils, et je démarrai tentant d’imposer à mon pas une certaine régularité afin d’éviter que le vieux ne se décroche et ne se brise les reins sur les pavés cordais.
Cahin-caha je parvins à la pierre des Cornards. On fit descendre Eugène comme on le put, et on l’aida à s’agenouiller pour embrasser ladite pierre. Octavie lui tendit les bonbonnes de la dernière cuvée de prunelard que le vieil homme, main tremblante, s’appliqua à verser dans le seau. Comme il en mettait la moitié à côté, personne n’eût l’idée de lui dire de s’arrêter. Il finit donc par le remplir à ras-bord avant de le pousser vers moi. Et pour fêter ce moment inespéré, Eugène tira une bouteille qu’il avait pris soin d’introduire dans mes sacoches, et portant un toast à Saint Cornèri, engloutit le litre pendant que je m’appliquais à descendre le seau.
Vous dire dans quel état nous nous retrouvâmes tous deux relève de l’inénarrable. On hala Eugène sur mon dos, et je partis oscillant d’un côté pendant qu’Eugène penchait de l’autre. Nous ne parvînmes à faire que quelques pas avant de verser dans le premier fossé.
La gent féminine, secouée de rire à nous voir ainsi emmêlés, s’assit en rond à même la chaussée, et nous laissa cuver tout en faisant circuler une ultime bouteille. Ainsi s’acheva cette mémorable journée, dans une joie et une bonne humeur qui ne s’étaient plus manifestées depuis belle lurette.

La fin de la guerre finit par arriver, les rescapés revinrent. Parmi eux, Aimé, heureusement intact, retrouva son Octavie qui lui était restée fidèle (de mauvaises langues diront que c’était peut-être par absence d’occasion). Yvonne avait fêté ses soixante-quatorze printemps qui avaient achevé de calmer ses pulsions érotiques. Les deux hommes, constatant leur absence d’infortune se réjouirent de s’être, à une année d’intervalle, pliés à la tradition en rendant hommage à Saint Cornard.

Quant à moi, Baptistou, j’héritai d’une fort jolie ânesse, qui fût nommée Cornélia, en hommage à notre Saint préféré. Elle me fut amenée par Hortense, Suzanne et Léontine, les gentilles ouvrières de la vigne qui s’étaient si bien occupé de moi.
Et comme toutes les jolies histoires doivent avoir une fin heureuse, le jour de la Saint Cornèri, ma Cornélia mit au monde un charmant ânon, et j’ai la prétention de penser qu’elle me resta fidèle toute sa vie durant.


Illustration étonnante fournie par Betty (j’y reviendrai dans les commentaires).

15 Comments

  1. Cemap

    Bonjour Betty,

    Cette histoire est croustillante. Je suis sûre que si les ânes pouvaient écrire leurs mémoires il y aurait des perles à découvrir… J’aime donc beaucoup le fait que ce soit l’âne qui raconte. Ni trop court ni trop long, je ne me suis pas ennuyée à suivre ce cher Baptistou qui sait même remarquer la douceur féminine!
    Merci Betty pour avoir fait revivre saint Cornèri pour notre plus grand plaisir.

  2. Ktou14

    Que d’ânes que d’ânes !

    Super agréable à lire ce texte. J’ai adoré Eugène et son Yvonne. Là aussi, on n’a aucun mal à suivre la scène et à visualiser le difficile trajet de retour. C’est pétillant !

    Mettre ce récit dans la bouche de l’âne est une jolie trouvaille, d’autant plus que l’on découvre un Baptistou poétique, sentimental, avec des pointes d’humour très fines.

    J’ai particulièrement aimé cette phrase où il dit qu’il aurait aimé que continue cette guerre qui lui faisait une vie si douce. Paradoxe !

    Ce n’est pas le Cadichon de la comtesse de Ségur qui écrit également ses mémoires ?
    Bravo et merci Betty.

    Finalement, malgré la difficulté apparente, je trouve que cet atelier est riche…

  3. Betty

    Un grand merci à vous deux. Vos commentaires me font vraiment plaisir.

    Maintenant que j’ai lu tous les textes, je peux vous dire quelque chose : qu’est-ce qu’elles sont bien nos histoires ! Franchement, il n’y a que des éloges, mais tout est bien, et tout est différent. Quelle variété avec ces quelques saints. Je ne sais pas du tout pourquoi tu t’es inquiété Francis, on a tous trouvé notre histoire et glorifié nos saints, non ?

  4. Francis

    J’ai eu le sentiment, à vous lire (en fait dans ce qu’on me dit parfois dans les mails qui accompagnent les textes) que cela avait été un peu difficile. Mais à vrai dire, je m’inquiète immanquablement sur ce point…J’ai toujours peur a posteriori d’avoir balancé des sujets qui moi m’inspireraient, mais qui seraient moins spontanés pour d’autres (et pourtant, dans ma vie j’en ai fait des centaines, d’ateliers, et l’expérience me prouve que les gens ont des ressources dont ils ne se doutent pas, et moi pas toujours). Car en effet tout le monde s’en sort très bien. Ce qui m’a inquiété, c’est peut-être d’avoir implicitement contraint à écrire une hagiographie alors que le thème est très riche de modes « d’attaque », de « traitements » possibles (car pour ma part je n’aurai pas choisi l’hagiographie). Ma crainte, a posteriori, fut donc que les auteur(trice)s se soient réfugié(e)s sur l’hagiographie alors que cela ne les aurait pas passionné(e)s a priori. Mais cela semble avoir été une crainte infondée, car au final chacun a choisi l’angle qui lui correspondait (je ne sais pas si je suis clair, là 🙂 ). Mais je me pose trop de questions, peut-être.

  5. Francis

    La vérité vraie sur Saint Cornèri > ici.

  6. Zazie6454

    Un âne qui raconte avec humour sa condition , quelle riche idée ! j’ai adoré cette histoire , ah le vieil Eugène et Baptistou qui se cuitent de concert , une merveille.

    Bref, encore une fois que du plaisir à te lire Betty et par tous les saints que nous avons nous tous honorés à notre façon, ne mériterions-nous pas quelque auréole 🙂 🙂 : ) ?

  7. Betty

    Ca me fait plaisir Zazie que tu aies aimé la cuite conjuguée d’Eugène et de sa monture d’un jour, je riais en la rédigeant. Curieux comme le vin rend gai, simplement en écrivant à son propos !

    Merci Francis d’avoir accédé à ma demande de mettre les textes qui nous ont inspirés. Je ne le regrette pas, car on sent bien le décalage entre ces quelques lignes sur la vie de nos Saints, et les folies que nous avons commises à leur sujet.
    Je redis : vraiment bien ce sujet, aucun regret à avoir !

  8. Francis

    Un bon texte écrit à la façon des chroniques rurales, de ces recueils de textes d’écrivains du terroir, fort bien écrit (fluide et enjoué, riche, pétulant) et savoureux de par sa malice (Je n’irais pas jusqu’à dire que l’âne est très bien incarné par Betty ; cette affirmation pourrait être mal interprétée, — et pourtant c’est le cas). L’idée de maintenir la tradition et d’utiliser un vieux marié est fort astucieuse. Bravo. Ce qui est fort, je trouve, est que justement cette idée de prendre un vieux marié pour resserrer les liens et le moral du village après guerre est plausible. Si cela se trouve, ce genre de choses a été réalisé, et du coup, vraiment, on s’y croirait (ne serait-ce l’âne qui parle). J’ai même vérifié la durée de gestation d’une ânesse : ça colle. Donc, tout est vrai, puisque Betty l’a inventé.

    (J’avoue ne pas avoir pensé au Cadichon de la Ségur, qu’a relevé Ktou14 (bien vu) Et enfin, en relisant j’ai retrouvé des coquilles, maintenant corrigées — mes excuses ! Et j’ai cherché —marotte habituelle— si une autre chute –pas celle dans le fossé, hein, mais chute du texte— aurait pu être différente— en vain, et à vrai dire, il ne fallait pas. Celle-ci est très bien, toujours dans le ton joyeux et optimiste de ce type de récit rural).

    Un dernier commentaire sur l’image fournie par Betty, dont on a rogné la légende pour les besoins de l’illustration, et qui était : « Battu par sa femme et content. Vieille coutume du Centre, le mari battu est promené à dos d’âne ». Je trouve cela assez ahurissant qu’on se livrât à une telle humiliation publique (on n’est plus là avec St Cornèri qui préserve du cocufiage en rigolant). Le type se fait battre (ce serait une femme ce serait pareil, hein), et en plus on le « pilorise » dans le village (et implicitement, l’homme se voit être davantage dégradé parce qu’il est considéré dans une position de virilité attendue qu’il ne sait ou peut tenir. Cela devrait être plutôt à lui de tenir la maison — voici sans doute ce que dit la coutume). Mais quelle devait être étouffante, ou cruelle, la vie dans ces villages… !

  9. Khea

    Comme Ktou, j’ai eu une pensée pour l’âne de cette brave comtesse de Ségur. J’ai aimé ton texte, Betty, un parfum d’enfance pour moi. Je me délectais des histoires de campagne que me racontait ma grand-mère pendant les vacances. C’est très joliment écrit. J’ai bu ton texte 😉

  10. Ktou14

    J’y pensais également en lisant ce récit – car ces pratiques semblent avoir été courantes dans nos campagnes et pas toujours sous forme de farce – comment se retrouver ensuite face à un village qui vous a stigmatisé de si mauvaise façon ? Qu’est-ce que cela pouvait déclencher ce genre de « réjouissance » ? Effectivement Francis, c’est cruel….

  11. Betty

    Merci pour vos derniers commentaires, je suis contente que le texte vous ait plu, je suis tombée amoureuse de mon Baptistou à force de me glisser dans sa peau (d’âne) !
    Donc non, Francis, ta réflexion ne m’aurait pas vexée. En plus c’est très malin un âne. Par contre je n’avais pas du tout pensé à rechercher le temps de gestation d’une anesse, c’est donc un heureux hasard, en même temps qu’un heureux évènement.

    Par ailleurs, oui, vous avez raison, Francis et Ktou, les villageois n’ont pas toujours été tendres entre eux. Enfin, j’ignore s’ils le sont devenus !
    Quand j’ai trouvé la photo, après pas mal de recherches, uniquement consacrées à une représentation sympa d’un âne, je n’ai pas vu la légende. C’est lorsque j’ai agrandi l’image qu’elle m’est apparue. Bien sûr il n’était pas question de la laisser puisque j’étais, heureusement, sur une histoire plus sympathique et sans aucun rapport, mais c’est bien que tu aies relevé ce point, Francis.

  12. Ketriken

    c’est dingue ! en effet nos deux saints se rejoignent , explication:
    la « paillade » de saint Pichon (mon sujet) concernait les cocus et les maris battus. ils montaient l’âne à l’envers et étaient riduculisés. j’ai zappé volontairement les maris battus et n’ai mis en exergue que les cocus (il est horrible ce mot!).
    donc il existe un réel lien entre les deux saints, entre les deux textes.
    j’ai adoré ce texte, la mise en valeur des femmes, le rôle des vieux, et la biture partagée. super bien construit, efficace, suffisament délirant et joyeux. bravo Betty!
    .

  13. Francis

    @ketriken
    J’aime beaucoup la coquille dans votre commentaire sur les cocus « riducilisés » 🙂

  14. Ketriken

    @francis: roooooohhhh . on dit raiduculisés. je me trompe tout le temps!
    (trop facile celle là!)

  15. Betty

    C’est un concours d’humour ou je ne m’y connais pas ! 😛

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