Texte de Lou

Le printemps : les odeurs, ce soleil qui nous ébloui par ses rayons, sans nous étouffer par sa chaleur…

Quel bonheur, quelle joie !

Chaque année, c’est le même plaisir, la même redécouverte. Le parfum des arbres en fleurs, mêlé à celui de la rivière, sans oublier l’herbe… Il n’y a pas d’odeurs plus enivrantes que celles du printemps !

Et puis… Il y a les bruits aussi ! Ceux de la nature, les « glouglou » paisibles de l’eau, les « schrouf » lorsque l’on marche dans l’herbe, le « pfffff » du vent, le « … » du soleil. Et puis les autres bruits : les « dring dring » des sonnettes de vélos, les « bonjour » enjoués des gens, les « hahaha » innocents des enfants…

Et enfin, il y a ces sensations : les brindilles qui chatouillent, la chaleur du sol lorsqu’on s’assoit, la fraîcheur des éclaboussures de l’eau lorsqu’on s’approche trop près… !

Oh ça oui, j’aime le printemps !

Mais aujourd’hui, le printemps a peu d’odeurs, ou plutôt elles sont bien fades, car il m’en manque une.

Le printemps a moins de couleurs, ou du moins elles sont bien ternes, car il m’en manque une.

Le printemps a peu de reliefs, ou plutôt ils sont bien lisses, car il m’en manque un.

Oui. Aujourd’hui, je suis seul : elle a disparu. De façon inattendue et inexpliquée. Depuis, c’est le désarroi, la solitude, l’ennui, l’inquiétude, le manque, l’absence. Je l’ai cherchée partout… Mais rien à faire… Elle a disparu, sans prévenir !

Elle, avec son parfum qui me rappelle les merveilleux moments passés ensemble.

Elle, avec son teint de soleil, sa peau si douce, ses traits fermes et ses courbes si délicates…

Ma chérie.

Solitude, ennui, errance.

Et puis, alors que je m’approche de la prison que nous détestons tant, il me semble t’apercevoir… Je m’approche : mais oui c’est bien toi ! Comment t’es-tu retrouvée dans cette prison ma chérie ?

Je te vois mais tu es si loin, complètement figée alors que je ne te connais qu’en mouvement !

Tiens bon, je vais trouver une solution !

Les murs sont trop hauts, je ne pourrai jamais passer au-dessus. Les barreaux sont trop serrés, je ne pourrai jamais passer à travers. Il faut donc que je réussisse à passer par en dessous. Oui c’est la bonne solution ! Je me mets donc à creuser frénétiquement, tiens bon ma chérie, j’arrive, nous serons bientôt réunis et…

Je n’y arrive pas.

C’est trop. Trop dur, le sol est trop compact, je me fais mal.

Je cherche, je réfléchis, j’examine les barreaux de cette prison dans tous les coins, je cours d’un mur à l’autre, je réessaie de creuser mais non, c’est trop dur, je n’y arrive pas. Alors, je m’assois, et je pleure de désespoir en te regardant au loin, toujours immobile, figée. J’aimerais tellement t’atteindre, te retrouver et te redonner vie. Nous imaginer ensemble, réunis, me fait pleurer de plus belle !!

C’est alors qu’il arrive, cet inconnu, attiré par mes sanglots. Il s’approche de moi, avec un air plein de compassion même si je vois bien qu’il ne comprend pas tout de suite. Me voyant assis, il croit que je me suis fait mal. Et puis il suit mon regard et il comprend. Il étudie la situation, et aperçoit ma belle emprisonnée. Il réfléchit, comme je l’ai fait avant lui, et je lui montre les différentes options, dans un regain d’espoir et d’énergie : les barreaux, les différents points du mur de la prison, la hauteur, le début de mon tunnel…

Il est plus fin que moi, alors il essaie de passer par en dessous, mais il échoue. Alors, dans un élan de bravoure, il décide d’escalader le mur ! Ce mur beaucoup trop haut ! Je l’aide : je surveille le secteur au cas où des gardiens soient en train de faire leur ronde.

Et puis je l’encourage ! Je ne tiens plus en place, je retiens mon souffle : le voilà en haut du mur !! C’est la descente qui va être difficile !! « Scrach », son tee-shirt est resté coincé dans les pics de la porte !! Heureusement, il ne s’est pas fait mal. Il avance prudemment, il y est presque, il est tout près de ma belle, et… ça y est, il l’a !!! Elle est sauvée !!!

Alors, il prend son élan, et de toutes ses forces, il me lance ma belle, ma chérie, ma ba-balle !

Je l’attrape dès le premier rebond et je redécouvre sa saveur et sa douce fermeté !

Que d’émotions pour une balade, nom d’un chien !!!

Par Lou

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Un peu de la même manière qu’Ademar Creach, même si la thématique en est très différente, Lou nous propose ce mois-ci un texte « fausse-piste ». La chute est savoureuse, car elle est conclue par une pirouette-jeu-de-mots assez bien trouvée (le « nom d’un chien » m’a beaucoup plu), qui laisse sur une tonalité rieuse et taquine assez juste, je trouve. C’est un texte qui ne se prend pas au sérieux, mais dont l’écriture a été menée sérieusement, car il est bien fait : avant de comprendre de quoi il retourne, on se questionne et on est vraiment dans le doute. Qui donc/Qu’est donc cette « chérie » ? Qui est ce personnage qui se promène seul et triste ? Quelle est cette prison ? Et quand on le découvre, toutes les pièces du puzzle sont en place pour qu’on reconsidère le texte a posteriori et qu’on se dise « bon sang mais c’est bien sûr ! », ce qui est le propre d’un texte « fausse-piste » bien fichu. Il y a même, je trouve, une cohérence certaine du style, assez simple, facilement émerveillé et/ou naïf, qui colle assez bien au chien un peu « fou fou » lors d’une balade de printemps.

Je crois, Lou, que tu pourrais t’amuser encore plus avec l’ambiguïté de ton personnage, et avec des doubles sens via des expressions imagées empruntant au champ lexical « canin ». Imaginer que le printemps est la saison idéale pour s’affranchir de toutes les laisses du quotidien ; nous dire que sans sa chérie, il n’a pas trouvé d’os à ronger qui lui change les idées, etc… Creuser un peu plus ton double jeu, de manière rigolote et décalée, serait à mon avis une chouette piste de travail. C’est un texte déjà léger et rieur sur la fin, qui pourrait tout à fait devenir un texte vraiment humoristique. Ce n’est pas si fréquent qu’un texte ait ce potentiel (l’humour n’est pas simple du tout à manier en écriture), alors ça donne envie de l’exploiter !

L’idée de ton texte est sympa et j’ai bien aimé ton style d’écriture, avec la répétition de « car il m’en manque une » par exemple qui fonctionne bien et le « ‘nom d’un chien », bien sûr! Même si l’on se doute qu’il y a baleine sous gravillon avec le personnage, je n’avais pas deviné pour la balle avant la fin. J’aime bien la piste de Gaëlle, c’est vrai qu’il a un potentiel humoristique ! Je pense que ça pourrait aussi être intéressant de creuser davantage le personnage en évoquant des sentiments, des éléments passés… l’humaniser quoi pour encore mieux surprendre ;-)!

Ca y est !!! je viens juste de comprendre ….. il m’en aura fallu du temps, désolée. Les questionnements et le suspense auront bien fonctionné 😉 J’ai eu du mal à trouver qui se cachaient derrière « elle et lui ». C’est joliment écrit, tout en simplicité. Transmettre quelques ressentis émotionnels du personnage principal me paraît peut être aussi une piste à explorer …….

c’est bien fait ce côté innocent et un peu foufou du chien

j’ai beaucoup aimé : ne serait ce que le début du texte avec toutes les sensations que cela procure. On y est dans ce printemps !
Puis, le texte. Je me suis doutée qu’il y aurait une chute surprenante, je cherchais l’astuce mais je n’ai pas trouvé et ce fut d’autant plus une bonne surprise lorsque j’ai compris !

Un texte joyeux et drôle ! Difficile de faire rire et sourire en écriture ! Bravo! Je n’avais pas deviné la fin donc c’était une chouette surprise ! J’ai bien aimé moi aussi le « nom d’un chien « 

Merci pour vos retours encourageants!!! Je suis en train de rédiger une nouvelle version, en m’appuyant sur la piste de Gaëlle et sur vos conseils! Pour la petite anecdote, c’est une histoire vraie (vécue par mon chien donc!), romancée, bien sûr. Je vais aller m’entretenir avec lui pour faire un point sur les émotions qu’il a pu ressentir ce jour-là 😀
Je vous envoie la nouvelle version demain je pense!

On l’attend avec impatience (bonjour à ton chien! 😉 )

J’adore ces textes qui viennent d’une anecdote en apparence totalement anodine, que l’on stocke malgré nous dans un recoin de cerveau, et qui devient un jour une histoire sans qu’on l’ait forcément vu venir.

Je me suis demandée pendant tout le texte de qui on parlait. Notamment le « ma chérie » et la prison m’ont vraiment perturbée, donc suspens réussi… et mignon à la fois.
Dans l’écriture, j’ai adoré le passage où tu parles des odeurs, couleurs et reliefs du printemps avec la répétition « il m’en manque une ».

Voici une nouvelle proposition. J’aurais voulu passer davantage de temps sur la 2ème partie car elle me plait moins au niveau de la forme, mais je n’ai pas eu le temps. Voici donc des propositions qui suivent le conseil de Gaëlle.

Le printemps : les odeurs, ce soleil qui nous ébloui par ses rayons, sans nous étouffer par sa chaleur…

Quel bonheur, quelle joie !

Chaque année, c’est le même plaisir, la même redécouverte. Le parfum des arbres en fleurs, mêlé à celui de la rivière, sans oublier l’herbe… Il n’y a pas d’odeurs plus enivrantes que celles du printemps ! Surtout en fin de journée, quand vient s’ajouter le doux fumet des grillades… Ça me fait toujours saliver à m’en lécher les babines !

Et puis… Il y a les bruits aussi ! Ceux de la nature, les « glouglou » paisibles de l’eau, les « schrouf » lorsque l’on marche dans l’herbe, le « pfffff » du vent, le « … » du soleil. Et puis les autres bruits : les « dring dring » des sonnettes de vélos, les « bonjour » enjoués des gens, les « hahaha » innocents des enfants…

Et enfin, il y a ces sensations : les brindilles qui chatouillent, la chaleur du sol lorsqu’on s’assoit, la fraîcheur des éclaboussures de l’eau lorsqu’on s’approche trop près… !

Oh ça oui, j’aime le printemps !

Mais aujourd’hui, le printemps a peu d’odeurs, ou plutôt elles sont bien fades, car il m’en manque une.
Le printemps a moins de couleurs, ou du moins elles sont bien ternes, car il m’en manque une.
Le printemps a peu de reliefs, ou plutôt ils sont bien lisses, car il m’en manque un.

Oui. Aujourd’hui, je suis seul : elle a disparu. De façon inattendue et inexpliquée. Depuis, c’est le désarroi, la solitude, l’ennui, l’inquiétude, le manque, l’absence. Je l’ai cherchée partout… Mais rien à faire… Elle a disparu, sans prévenir !

Elle, avec son parfum qui me rappelle les merveilleux moments passés ensemble.
Elle, avec son teint de soleil, sa peau si douce, ses traits fermes et ses courbes si délicates…

Oh ça oui, je peux vous le dire : elle a du chien !

Et avec moi, elle est d’une patience… C’est très fusionnel entre nous, il faut que je sois en contact permanent avec elle, que je la touche, que je la serre, que je la goûte … Elle est belle à croquer, vous comprenez ?!!

Et bien elle se laisse faire. Elle pourrait s’énerver, perde patience, me rem-baller, la queue entre les jambes, d’un « bas les pattes » sans appel. Mais non…

Ma chérie.

Solitude, ennui, errance.

Et puis, alors que je m’approche de la prison que nous détestons tant, il me semble t’apercevoir… Je m’approche : mais oui c’est bien toi ! Comment t’es-tu retrouvée dans cette prison ma chérie ?
Je te vois mais tu es si loin, complètement figée alors que je ne te connais qu’en mouvement !

Tiens bon, je vais trouver une solution !

Les murs sont trop hauts, je ne pourrai jamais passer au-dessus. Les barreaux sont trop serrés, je ne pourrai jamais passer à travers. Il faut donc que je réussisse à passer par en dessous. Oui c’est la bonne solution ! Je me mets donc à creuser frénétiquement, tiens bon ma chérie, j’arrive, nous serons bientôt réunis et…

Je n’y arrive pas.

C’est trop. Trop dur, le sol est trop compact, je me fais mal.

Je cherche, je réfléchis, j’examine les barreaux de cette prison dans tous les coins, je cours d’un mur à l’autre, je réessaie de creuser mais non, c’est trop dur, je n’y arrive pas. Alors, je m’assois, et je pleure de désespoir en te regardant au loin, toujours immobile, figée. J’aimerais tellement t’atteindre, te retrouver et te redonner vie. Nous imaginer ensemble, réunis, me fait pleurer de plus belle !!

C’est alors qu’il arrive, cet inconnu, attiré par mes sanglots. Il s’approche de moi, avec un air plein de compassion même si je vois bien qu’il ne comprend pas tout de suite. Me voyant assis, il croit que je me suis fait mal. Et puis il suit mon regard et il comprend. Il étudie la situation, et aperçoit ma belle emprisonnée. Il réfléchit, comme je l’ai fait avant lui, et je lui montre les différentes options, dans un regain d’espoir et d’énergie : les barreaux, les différents points du mur de la prison, la hauteur, le début de mon tunnel…

Il est plus fin que moi, alors il essaie de passer par en dessous, mais il échoue. Alors, dans un élan de bravoure, il décide d’escalader le mur ! Ce mur beaucoup trop haut ! Je l’aide : je surveille le secteur au cas où des gardiens soient en train de faire leur ronde.

Et puis je l’encourage ! Je ne tiens plus en place, je retiens mon souffle : le voilà en haut du mur !! Qu’il est doué ! J’ai trouvé mon maître en la matière ! C’est à présent la descente qui va être difficile !! « Scrach », son tee-shirt est resté coincé dans les pics de la porte !! Heureusement, il ne s’est pas fait mal. Il avance prudemment, il y est presque, il est tout près de ma belle, et… ça y est, il l’a !!! Elle est sauvée !!!

Alors, il prend son élan, et de toutes ses forces, il me lance ma belle, ma chérie, ma ba-balle !

Je l’attrape dès le premier rebond et je redécouvre sa saveur et sa douce fermeté !

Que d’émotions pour une balade, nom d’un chien !!!

J’ai littéralement éclaté de rire au « elle a du chien! ». Mission accomplie, c’est très chouette, cette version 2 🙂

Suite à ton 1er commentaire Gaëlle, j’ai repensé à ce texte de Raymond Devos, mais je me suis interdit d’aller le relire avant d’avoir écrit la 2 ème version. C’est à présent chose faite et je​ vous le fait partager car je le trouve merveilleux. Pour le coup, un vrai « maître en la matière » !

Mon chien, c’est quelqu’un

Depuis quelque temps, mon chien m’inquiète…Il se prend pour un être humain et je n’arrive pas à l’en dissuader. Ce n’est pas tellement que je prenne mon chien pour plus bête qu’il n’est…Mais qu’il se prenne pour quelqu’un, c’est un peu abusif ! Est-ce que je me prends pour un chien, moi?

Quoique, quoique…
Dernièrement, il s’est passé une chose troublante qui m’a mis la puce à l’oreille ! Je me promenais avec mon chien que je tenais en laisse…Je rencontre une dame avec sa petite fille et j’entends la dame qui dit à sa petite fille : « Va ! va caresser le chien ! » Et la petite fille est venue me caresser la main ! J’avais beau lui faire signe qu’il y avait erreur sur la personne, que le chien, c’était l’autre…la petite fille a continué à me caresser gentiment la main…Et la dame a dit : « Tu vois qu’il n’est pas méchant ! » Et mon chien qui ne perd jamais une occasion de se taire…a cru bon d’ajouter : « Il ne lui manque que la parole, Madame ! » Ca vous étonne, hein ? Eh bien moi, ce qui m’a le plus étonné, ce n’est pas que ces dames m’aient pris pour un chien…Tout le monde peut se tromper ! …Mais qu’elles n’aient pas été autrement surprises d’entendre mon chien parler…! Alors là… Les gens ne s’étonnent plus de rien.
Moi, la première fois que j’ai entendu mon chien parler, j’aime mieux vous dire que j’ai été surpris ! C’était un soir, après dîner. J’étais allongé sur le tapis, je somnolais…Je n’étais pas de très bon poil ! Mon chien était dans mon fauteuil, il regardait la télévision…Il n’était pas dans son assiette non plus ! Je le sentais ! J’ai un flair terrible… A force de vivre avec mon chien, le chien…je le sens ! Et subitement, mon chien me dit : « On pourrait peut-être de temps en temps changer de chaîne ? » Moi je n’ai pas réalisé tout de suite ! Je lui ai dit : C’est la première fois que tu me parles sur ce ton ! Il me dit : Oui ! Jusqu’à présent, je n’ai rien dit, mais je n’en pense pas moins ! Je lui dis : Quoi ? Qu’est-ce qu’il y a ? Il me dit : ta soupe n’est pas bonne ! Je lui dis : Ta pâtée non plus ! Et subitement, j’ai réalisé que je parlais à un chien…J’ai dit : Tiens ! Tu n’es qu’une bête, je ne veux pas discuter avec toi ! Enfin quoi ! Un chien qui parle ! Est-ce que j’aboie moi ?

Quoique…Quoique…
Dernièrement, mon chien était sorti sans me prévenir…Il était allé aux Puces, et moi j’étais resté pour garder la maison. Soudain, j’entends sonner. Je ne sais pas ce qui m’a pris, au lieu d’aller ouvrir, je me suis mis à aboyer ! Mais à aboyer ! Le drame, c’est que mon chien, qui avait sonné et qui m’attendait derrière la porte a tout entendu ! Alors depuis, je n’en suis plus le maître ! Avant, quand je lui lançais une pierre, il la rapportait ! Maintenant, non seulement il ne la rapporte plus, mais c’est lui qui la lance !Et si je ne la rapporte pas dans les délais, qu’est ce que j’entends ! Je suis devenu sa bête noire, quoi !
Ah mon chien, c’est quelqu’un ! C’est dommage qu’il ne soit pas là, il vous aurait raconté tout cela mieux que moi… Parce que cette histoire, lorsque c’est moi qui la raconte, personne n’y croit ! Alors que, lorsque c’est mon chien, les gens sont tout ouïe…
Les gens croient n’importe qui !

Raymond Devos

J’adore la 2ème version, c’est joyeux, ça pétille. L’écriture est vive, drôle. Tout y est. Je me suis régalée. Une fois la notion de ba-balle comprise, je m’imagine visionnant la scène avec le sauveur en étant la chienne du terrain voisin et alternant l’agitation en courant et sautant partout et en restant figée et assise au moment du dénouement et quand il lui lance la balle, ,c’est comme si elle voulais l’attraper elle aussi ……

Oups elle voulait … taper sur un clavier de tel portable et sans lunettes ….

Lou, je viens de voir le texte de Raymond DEVOS après avoir posté le mien. Modération des commentaires par Gaëlle derrière son petit ou grand écran. Je me suis imaginée chienne pour visionner la scène. Comme quoi …….. 🙂

J’aime beaucoup ta deuxième version, plus enjouée et drôle et dont l’écriture est je trouve plus soignée ! J’ai bien aimé aussi que tu prennes davantage le temps de commenter l’action de l’inconnu en anticipant la descente par exemple.
Je me demande à quel moment du texte on aurait deviné la chute si ça avait été une première lecture ;-)…

P.S : comme tu m’avais dit de te le dire^^, y’a une petite faute de frappe à « perde patience ».

Haha bien joué pour la coquille, merci! Merci pour vos retours également! C’est la 1ère fois que je retravaille un texte, ce n’est pas facile! Mais j’ai hâte de recommencer!

Tu touches du doigt un truc très vrai, Lou: c’est difficile de retravailler un texte. Vraiment. Parfois, même, on sait ce qu’il faudrait faire « dans l’absolu », mais on constate qu’on ne sait pas le faire « en vrai », ou qu’on rame… Mais c’est un exercice essentiel, et on y prend goût… ça peut même devenir une drogue dure (encore pire que les tic tac 😉 ). Je ne jubile jamais autant que quand je reçois les suggestions de modifications éditoriales de mon éditeur avant publication, même si parfois je me dis que je vais en baver pour arriver à tel ou tel truc qu’il suggère avec raison… Splendeurs et misères de la vie en écriture 🙂

Oui c’était exactement ça ! Très bien comprendre où il faut aller mais sans savoir comment s’y prendre… L’angoisse de la page blanche, sauf qu’elle n’est pas blanche !

Je rejoins les autres commentaires, j’ai vraiment aimé ta 2ème version ! elle m’a donné le sourire du début à la fin !