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Ateliers d’écriture créative, de fictions, animés par Francis Mizio

Texte de Ketriken – « L’enrubanage » *

« Et cette petite caisse là ? c’est pas la même que les autres, il n’y a pas de nom, tu sais ce qu’il y a dedans ? »
Bertrand et marc sont dans la cave et ouvrent quelques caisses en bois à la recherche d’une bonne bouteille pour le repas du soir, et la cave de la maison de famille est particulièrement bien fournie, il n’y a que l’embarras du choix.

En plein cœur du  Beaujolais, au milieu des vignes, la prestigieuse demeure est acquise de longue date et transmise aux héritiers qui l’entretiennent sans faillir depuis de nombreuses années. La famille Lafont s’y retrouve aux vacances d’été, Noëls, baptêmes, mariages, ou tout autre événement méritant regroupement familial. Les Lafont, c’est un nombre conséquent de frères et sœurs,  cousins, parents, enfants, mariages et remariages, décès, héritages, et la maison de Villefranche-sur-Saône reste l’élément stable, le lieu des retrouvailles, l’histoire des racines et la marque de fabrique de ces patrons de l’industrie textile lyonnaise depuis trois générations. Bertrand a repris le flambeau, comme son père et grand-père avant lui.

C’est en 1844 que l’arrière grand-père de Bertrand, Louis Lafont alors directeur d’un magasin de textile a Lyon spécialisé dans la « blouse de travail » crée la « salopette » et son incontournable « poche-mètre », afin que son beau-père menuisier de métier puisse y glisser son mètre pliant. L’ingénieux Louis se dote alors de son propre site de confection qui résiste depuis plus de cent ans aux crises économiques et aux coups durs, portée par des héritiers soucieux d’améliorer  et diversifier les collections de marinières, largeots, habits militaires, bleu de travail,  et de tout ce qui s’apparente de près ou de loin à la gamme des vêtements professionnels.  L’entreprise familiale dans toute sa splendeur !

Bertrand a hérité de cette même capacité d’adaptation et de création que ses ancêtres, et cette année 2017 sera très bénéfique pour l’entreprise car il surfe aujourd’hui sur la vague de la mode et travaille avec la prestigieuse maison Dior. Le vêtement de travail n’est plus seulement  celui de l’ouvrier, marin, militant ou étudiant, il est maintenant détourné, valorisé, voire sublimé. Les vareuses sont portées par des mannequins filiformes qui n’ont jamais mis un pied sur un bateau de pêche, les vestes et pantalons font office de symboles militants et égalitaires. Le bilan financier 2017 de l’entreprise sera satisfaisant et Bertrand s’en réjouit car  la concurrence est rude et le marché fluctuant alors il faut tenir le coup.

« Bertrand ? cette caisse ? je peux l’ouvrir ?
– Si tu ouvres cette caisse, tu ne trouveras pas de vin, seulement une histoire.
– Des bouquins ? J’adore les histoires. Bon, ben, je l’ouvre alors. J’y vais ? »

Bertrand s’assied sur les marches de la cave, pose le Brouilly 2006 au pied de l’escalier et regarde Marc ouvrir précautionneusement la caisse en soulevant le couvercle. La cave est éclairée par un néon, qui, comme tout néon qui se respecte, clignote régulièrement tel un métronome,  en faisant son si reconnaissable « clic,clic-clic ,clic, clic-clic…..».

« C’est pas des bouquins.
– Oui, je sais bien ce que c’est.
– Pas moi. C’est quoi ?
– Du ruban. Des bobines de rubans. »

Marc approche la main et caresse du bout des doigts une surface douce comme de la soie. Des dizaines de bobines toutes de taille similaire et serrées les unes contre les autres, donnent à voir d’impeccables rangées de rubans bleus, rien que du bleu, mais tous différents. Chaque bobine est identifiée, à la main, à l’encre noire, sur des étiquettes hors d’âge, mais comme préservées du temps : bleu de saxe, bleu turquin, bleu roi, bleu cobalt, bleu maya, de Berlin, de France ou de Capri… Et ainsi de suite.

Marc siffle d’admiration .
« C’est quoi l’idée ? mettre des petits rubans aux vareuses militaires « Lafont » pour qu’ils défilent à la gay pride ? excellent !
– Déconne pas avec les rubans, c’est toute l’histoire de mon grand-père là-dedans.
– Non mais en vrai c’est quoi ? il voulait verser dans la mercerie ? Y’a d’autres couleurs ?
– Justement. Que du bleu. Toutes ces bobines sont des rubans tests, elles n’ont jamais été commercialisées. J’en ai 50 caisses dans l’entrepôt.
– 50 caisses ? 50 fois la même caisse ?
– 50 caisses de bobines bleues, mais jamais le même bleu. Tu n’imagines pas le nombre de nuances possibles avec le bleu, tu pars du presque blanc, et tu arrives au presque noir. C’est infini ou pas loin de ça. »

Marc est paysagiste et n’y connait pas grand chose en textile et encore moins en fioriture de mercerie. Comme tous les gens de métier il utilise le géo-textile, incontournablement vert ou gris, irrémédiablement  enfoui sous la terre et indubitablement pratique et efficace.  Mais de par ce même métier, il est sensible aux couleurs, aux textures, au mélange des genres, aux lumières et aux mouvements car le paysage offre une multitude de choix et de possibles, d’agencements et de créations. Au fond de la cave sous le néon « clic, clic-clic, clic, clic-clic »,  cette caisse de petits rubans bleus soyeux et doux crée une émotion.

« 50 caisses ! mais pourquoi ? et pour quoi faire ? »

Bertrand attrape la bouteille de Brouilly, se relève, et éteint le néon. Définitivement clic .

« Viens, on monte, je te raconte tout ça devant un bon verre. »

Ce doit être au printemps 1905 que le grand-père de Bertrand, Adolphe Lafont, quitte comme chaque mardi l’usine  vers 10h  pour se rendre à la boutique en plein centre de Lyon. Il aime faire ce trajet à pied, seul, passer par les traboules mal éclairées et entendre le bruit de la ville, puis contourner la bibliothèque dans le quartier du Change pour enfin passer au dessus du Rhône et atteindre la boutique avenue de la Grande Guillotière.

Il aime particulièrement l’instant fugace mais savoureux de l’entrée dans les lieux car c’est un plaisir toujours renouvelé d’y voir l’aboutissement de tous les efforts fournis à l’usine : le textile s’est transformé en vêtements et ce sont des piles de blouses, vestes, pantalons soigneusement rangés dans des casiers de bois, par tailles, couleurs, fonctions et pour la plupart nouées par des cordelettes. Le bois  ciré et les rangées de tissus neufs créent une ambiance très particulière et il en aime l’odeur et la couleur. C’est pour lui un lieu apaisant et ces visites hebdomadaires sont un échappatoire au bruit des turbines de l’usine et aux contraintes de gestion

Adolphe s’immobilise sur le seuil de la porte face à Aimée Gillet qui se tient debout derrière l’immense comptoir en bois, une main posée à plat sur une vareuse de coton, l’autre triturant un bouton de col récalcitrant. Ils sont tous deux muets, elle parce qu’elle sait que c’est le patron qui fait son entrée, lui parce qu’il découvre la nouvelle vendeuse dont le comptable lui avait vaguement indiqué le nom et la date d’arrivée dans la boutique pour remplacer Marcelle, trop âgée et trop arthritique pour porter les ballots de vêtements ou monter sur les échelles de bois pour ranger les étagères . Il est saisi ? Non, il est sidéré. Ce regard, cette lumière, c’est comme s’il recevait quelque chose de froid mais malgré tout enveloppant, une onde de couleur qui le cueille sans qu’il puisse y résister.

Marc repose son verre vide sur la table de cuisine et s’étire sur sa chaise.

« Bon, bref, une histoire d’amour quoi. C’est ça ? et ils s’aimèrent et eurent beaucoup d’enfants etc., etc. Ça ne devait pas être facile pour le vieux de s’appeler Adolphe en 1900 et des brouettes. Pour Aimée par contre, s’appeler Gillet et bosser dans la confection, c’est presque une blague ! la bouteille est vide, je vais en chercher une autre ? »

Bien qu’il ne la raconte que rarement, voire jamais, Bertrand aime cette histoire. Comme son père avant lui Il ne s’est jamais résigné à se débarrasser des cartons de rubans soigneusement stockés à l’abri de l’humidité et à l’abri des regards, et comme pour tout un chacun il se disait qu’un jour, peut-être, ça pourrait servir à quelque chose. Perdu dans ses pensées il n’entend pas Marc remonter de la cave. Un nouveau brouilly 2006 est posé sur la table, et la petite caisse de bobines bleues trône sur le plan de travail devant la fenêtre. Alors que le soleil couchant diffuse une luminosité en demi-teinte à l’intérieur de la maison, les rubans ainsi éclairés semblent scintiller entre eux.

« Tu as vu ? Tu les changes de place et ils changent de couleur. »

Bertrand savait cela car c’est pour cette même raison que le grand-père Adolphe s’était trouvé dans l’impasse.

Chaque mardi, il retourne à la boutique, porté par son rite habituel mais aussi par des émotions troublantes, d’excitation, de curiosité, d’attente, d’envie, et il emporte avec lui une bobine de ruban de soie bleue, qu’il prend soin de confier à Aimée en lui suggérant de remplacer la grossière ficelle liant les piles de vêtement par ce ruban, afin que cela soit plus joli, plus élégant, plus doux à empoigner, plus facile à nouer… Aimée lui fait part de ses interrogations : fallait-il du si joli ruban pour nouer des piles de toiles rudes et lourdes ? De plus, du ruban de soie, matière si délicate à l’antipode des textiles de cette boutique qui n’avait rien d’une mercerie ? Et de surcroît de couleur bleue, toujours bleue, n’y avait-il pas d’autres teintures à l’usine ?

Adolphe ne répond pas à ses questions mais insiste pour qu’elle regarde, de près, de très près,  les nouveaux rubans apportés par ses soins. Aime-t-elle cette couleur ? Saisit-elle la nuance avec la précédente ? Autant de questions auxquelles elle ne sait pas répondre mais s’exécutant aux ordres du patron, Aimée approche la bobine au plus près de son visage et fait semblant de réfléchir à la réponse la plus appropriée. Elle prend son temps, tourne et retourne la nouvelle bobine, admire le délicat fil de soie, tente d’y trouver du relief ou de la dimension, compare et pèse le pour et le contre et complimente systématiquement ce nouveau choix de « bleu ». Adolphe met à profit ce temps qui lui est imparti pour observer autant que faire se peut et pas toujours aussi discrètement qu’il le souhaite si le bleu du ruban est semblable ou au pire approchant du bleu des yeux de son Aimée. D’une timidité presque maladive,  Il ne trouvait pas le courage de lui déclarer sa flamme, alors il s’était posé un ultimatum : le jour ou il aurait trouvé la formule de teinture capable de reproduire la couleur de l’iris d’Aimée, il ne reculerait plus et afficherait ses intentions.

Des mois durant, il travaille d’arrache-pied sur la formule « bleu ». Le responsable de la teinturerie se prend au jeu, et sans connaître l’objectif secret du patron, apporte tout son savoir et même un peu de magie pour répondre à la demande d’Adolphe : plus foncé, plus clair, moins brillant, trop terne, il augmente le temps du bain, verse plus ou moins de chaux, ajoute de la soude, et parfois même un peu de cendre de bois. Rien n’y fait ! Le bleu de l’usine n’est jamais le bleu attendu par le patron. À bout d’arguments et de compétence, le maitre teinturier a bien osé quelques suggestions, de vielles histoires racontées par d’anciens teinturiers qui pissaient dans leurs cuves les soirs de pleine lune pour mieux fixer le colorant….

« Naaaaaaaaan ! tu crois que c’est vrai, ils pissaient dans les cuves ? Ceci dit, c’est vrai que parfois les meilleurs trouvailles sont les fruits du plus pur des hasards.
– Bah ! Dès qu’on parle de secret de fabrication on peut se demander ce qui se cache derrière. Quand à pisser dans des cuves, c’est ce qui se raconte dans le milieu et c’est certainement une légende sachant que ce sont essentiellement l’acide tanique et le sel qui servent de  fixateurs, j’ai jamais vu de tels produits dans une analyse d’urine !
– Et donc ? il est mort de désespoir ? il s’est jeté dans une cuve bleue ? il s’est pendu avec ses bobines de rubans ? »

Au bout de quelques mois, la boutique brille de mille feux, toutes les piles sont enrubannées, la vitrine décorée, les poignées de tiroir disposent chacune de leur flot personnalisé, mais Adolphe n’a toujours pas trouvé la formule, et pour cause : Aimée n’est jamais à la même place quand il arrive le mardi car elle est occupée à ranger, trier, étiqueter, faire des listes de commandes, ouvrir des cartons, et elle bouge, elle attrape la lumière quand elle se déplace, elle rit ou se concentre, elle fronce les sourcils, il lui arrive même d’être enrhumée ou fatiguée… Ses yeux ne sont jamais les mêmes, l’objectif que s’est fixé Adolphe est une cause désespérée. Il s’est posé un ultimatum impossible à tenir. Quel crétin il fait !

 De longue date, Aimée avait bien deviné que le patron avait un faible pour elle, et même si elle n’y comprend rien à rien quant à ses kilomètres de rubans éternellement bleus dont elle ne sait plus que faire, elle se laisse séduire et elle l’accueille chaque mardi avec le même plaisir et attend secrètement qu’il lui propose une rencontre ailleurs que dans la boutique, en plein jour, et pourquoi pas en pleine nuit.

Un mardi de décembre dans le froid et la pluie, Adolphe rend les armes. Il vient à la boutique sans bobine et sans enthousiasme, pousse mollement la porte et s’appuie contre le comptoir, dégoulinant de flotte sur le plancher, s’avouant vaincu, honteux de n’avoir pas su trouver la formule du bleu, désespéré de n’avoir pas su dire son amour, épuisé de lutter contre ses émotions et tellement lasse de chercher l’introuvable. Il vient dire à Aimée que ses contrats lui imposent un voyage loin de Lyon et qu’il ne reviendra pas de sitôt. Et le plus tard sera le mieux. Mais Aimée ne le voit pas de cet œil ! Elle plante son regard bleu tendre sur la pauvre mine d’Adolphe, contourne la caisse centrale, lui prend le visage entre ses délicates mains et lui dit :

« N’auriez-vous pas essayé de m’embobiner avec vos rubans ? »

Marc se frappe le plat des mains sur les cuisses.

« J’adore ! elle lui a vraiment dit ça ou c’est toi qui invente ?
– Si, si, la version a toujours été la même, elle lui a tenu ce propos, véridique.
– Bon alors là il n’a plus qu’à lui tomber dans les bras ? non ?
– Oui en effet, c’est ce qui a du se passer mais les grands-parents ne sont jamais allés plus loin dans l’histoire, ça s’est toujours arrêté sur la répartie d’Aimée. Bon ceci dit, la suite c’est l’enseigne Gillet-Lafont, puis la naissance de mon père et de ses sœurs, et tout ce que tu connais aujourd’hui. Et aussi des dizaines de cartons de bobines de rubans bleus entassés à l’entrepôt dont on ne sait que faire.
– Je crois que j’ai une idée… »

Quelques semaines plus tard, en juillet 2017, Marc et Bertrand se disent « oui » à la mairie de Villefranche-sur-Saône. La maison de famille s’est dotée de ses plus beaux apparats, la météo est idéale, les tables sont dressées dans le jardin,  le champagne est au frais et les caisses de vin sont sorties de la cave : chirouble, julienas, morgon et saint-amour prennent enfin l’air.

Les mariés se tiennent sur le perron sourires aux lèvres, et attendent patiemment mais avec une certaine excitation l’arrivée des invités. Qui ne tardent pas. Les voitures se garent à l’entrée de la propriété et déversent leur lot de robes et costumes, chaussures cirées et talons aiguilles, qui empruntent l’allée principale bordée de marronniers qui mène à la villa. Les portières claquent, les enfants courent dans le gravier, on s’embrasse ou on se salue et bien évidemment on remercie le ciel de cette belle journée. Et puis le rythme ralentit et un silence s’installe quand, les uns après les autres, ils lèvent la tête, tournent sur eux-mêmes, disent aux enfants de se taire ou les prennent dans leurs bras ou sur les épaules. Regardez !

Les marronniers, les troncs, le feuillage, sont entourés ou recouverts de rubans bleus : c’est un dégradé de ciel et de mer, un scintillement d’ombre et de lumière, un doux mouvement perpétuel au gré de la brise, une légère musique de bruissement de feuilles et de soie, un enchevêtrement de fils du presque blanc au presque noir, une libération de couleurs et de matières… Le paysage et le textile se marient parfaitement bien.


Photo choisie par Ketriken – © DR

5 Comments

  1. Bravo ! J’ai beaucoup aimé. L’atmosphère y est très bien décrite, que ce soit celle du domaine comme celle du magasin. Très bien trouvé cette histoire « de ruban de la couleur de tes yeux », trés joli ! On perçoit les odeurs et les sensations. Le récit est parfaitement mené du coup j’ai eu envie de continuer, de connaître la fin. Et là, la chute tout en couleurs et perceptions, pleine d’émotion ! J’adore.

  2. Un beau texte, agréable à lire. Une histoire qui se déguste, avec un zeste d’humour, notamment dans les propos de Marc). Et j’ai beaucoup aimé la toute dernière phrase. Tout est dit !
    Merci Ketriken.
    Ktou 14

  3. madeleine deschamps

    21 septembre 2019 at 12 h 30 min

    C’est une jolie histoire, très aboutie. Le point fort pour moi est la souffrance d’Adolphe qui n’ose pas et se crée une contrainte. C’est ce que j’ai préféré.

  4. Francis Mizio - Ecrire en Ligne

    21 septembre 2019 at 19 h 39 min

    Je suis toujours fasciné par « le processus de création ». Je me demande selon la formule tarte-à-la-crème : « où va-t-on chercher tout cela » (je ne le sais pas pour moi-même, cela étant). Là, pour cette superbe histoire j’aimerais savoir comment les éléments se sont empilés lors de son élaboration… Car ce n’est tout de même pas attendu d’aller chercher tout un tel univers (l’entreprise, la teinturerie), cette idée de rubans et de déclaration d’amour, et de finir, magnifique sur un mariage comme il n’en existait forcément pas à l’époque :-). En lisant, j’avais une gène (pourquoi faire raconter par des personnages, au lieu de raconter directement ; un procédé qui tombe rarement juste ou n’est pas nécessaire ?). Et puis non, c’est juste, et justifié par la chute. Très joli, et félicitations.

    PS : à cette troisième lecture, j’ai retrouvé encore des coquilles, maintenant corrigées. Mes excuses, j’étais fatigué lors de la mise en ligne tardive…

  5. ketriken

    22 septembre 2019 at 10 h 24 min

    merci de toutes les critiques pécédentes. et pour répondre à Francis sur le processus de création: aucune idée. rien de ce qui se trouve dans ce texte n’a à voir avec moi ou mon histoire. ni les lieux ni les personnages….
    et sur la seconde remarque: c’est trés difficile pour moi d’écrire « directement ». j’ai besoin d’un interlocuteur, intermediaire entre le texte et moi. alors ça complique la chose car il faut du coup faire deux histoires dans le même texte mais j’y arrive pas autrement. Ce qui explique la présence de Marc et Bertrand pour raconter Adolphe et Aimée. ce sont eux qui racontent l’histoire des Gillet-Lafont et à partir de là, ça vient tout seul…. c’est dingue non?

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