Ecrire en ligne

Ateliers d’écriture créative, de fictions, animés par Francis Mizio

Author: Francis Mizio - Ecrire en Ligne (page 1 of 18)

Proposition d’écriture septembre 2019 – 2

« Quand je n’ai pas de bleu, je mets du rouge », aurait dit Pablo Picasso. Pour ce mois de septembre, lors duquel commencent à moins se montrer la lumière et le bleu, pour le moins (en tout cas en France, je ne parle pas aux participant(e)s éventuellement domicilié(e)s aux antipodes), je vous propose pour thème d’écriture de ce mois-ci, simplement ceci : « bleu ».
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Proposition d’écriture septembre 2019 – 1

J’ai travaillé dans une direction de ministère durant plusieurs années à deux pas du musée Beaubourg à Paris, et à autant de distance du BHV de la place de l’Hôtel de Ville. Le midi, pour déjeuner, je n’avais pas trop le choix : soit j’allais dans une brasserie où le prix de l’œuf mayo pouvait engager les revenus de votre descendance, ou déjeuner au restaurant souterrain des employés la Ville de Paris parmi étrangement beaucoup de personnes que l’on qualifiera de fortement différentes, COTOREP pour la plupart agitées par des tics ou des manies infernales qui composaient un spectacle à elles seules. Troisième option : manger un sandwich, errant dans les rues alentour en résistant à l’idée de flâner dans les étages ou sur la terrasse somptueuse du Bazar de l’Hôtel de Ville (au sous-sol, le rayon bricolage étant un spot de rendez-vous gay du Marais tout proche, j’évitais de m’y faire aborder en mordant dans mon jambon beurre). À deux pas de mon bureau, il y avait un cinéma qui passait exclusivement des films hispaniques. Un midi, alors qu’il s’y trouvait à l’étage une exposition sur l’actrice Rossy de Palma, égérie d’Almodovar et sujet plastique de bien d’autres artistes, j’y entrai par curiosité sans savoir que le lieu y était, à l’étage, celui d’une école de tango. J’en eus le souffle coupé.

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1990 (Juin) – « Les feux d’artifice de 1990 » – par Dilan

C’était l’avant dernier samedi de juin. On s’était retrouvées comme à notre habitude, chez moi, avec Marine et Selma. On contemplait le plafond, allongées côte-à-côte sur le sol. Nous gardions le silence, trop occupées à écouter la voix de Madonna sur sa chanson « Vogue », que la radio diffusait. Marine entama alors une chorégraphie avec ses pieds posés sur le lit, ce qui nous fit éclater de rire à l’assemblée et nous fit sortir du silence. Je me relevai pour m’asseoir et lançai tristement :
« Je vais trop m’ennuyer sans vous tout l’été. » Les filles compatirent silencieusement. Elles partaient en vacances chacune de leur côté, Selma en Normandie chez ses grands-parents et Marine en colonie dès la fin des cours au lycée, tandis que je me retrouverai seule car maman devait travailler et papa faisait le tour du monde en guise de lune de miel avec sa nouvelle femme …
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1898 (Mars) – Léonce – par Khéa

Paris, mars 1898
L’après-midi avait cédé sa place au début de soirée, Léonce quittait son lieu de travail, le siège social de la Société Générale au 54 rue de Provence dans le 9e arrondissement. Arrondissement qu’il avait vu évoluer en quartier d’affaires avec l’implantation des grandes banques, des compagnies ferroviaires, des grands magasins qui faisaient le bonheur de ces dames, au détriment de celui du portefeuille de leur mari et, ou, amant. La réunion enfumée, houleuse sur les crédits à court terme pour les industriels et négociants qui avait clos cette journée lui avait donné la nausée. L’air était doux, le printemps prenait ses aises, rentrer à pied lui ferait le plus grand bien. Il n’habitait qu’à quelques centaines de mètres, un appartement confortable au 1 rue Bleue, d’un immeuble bourgeois.
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Pause estivale ! Reprise le 6 septembre… bonnes vacances !

Après une année fort riche (on a vu naître ici de très beaux textes, des émotions, des rires…) Écrire-en-ligne va faire une pause pour l’’été (hormis la publication prochaine des deux derniers textes de notre recueil « Le Projet conjugal » -je le précise pour celles et ceux qui en sont) !

Reprise, comme vous le savez, en septembre. Grâce à l’enthousiasme et la fidélité des habitué(e)s, des ateliers sont déjà complets. Surveillez cette page si vous voulez trouver une place…

La rentrée va être tôt studieuse pour l’atelier avec aussi la recherche d’un éditeur papier pour Le Projet Conjugal (si celui naturellement pressenti ne nous suit pas).

Concernant l’atelier lui-même, je reste disponible assez rapidement par mail tout l’été, n’hésitez pas pour des questions, des remarques, des suggestions, des demandes…
D’ici là je vous souhaite un très bel été, et pour ceux qui en prennent de bonnes vacances (sinon, plein de courage pour les autres).
Reposez-vous,
lisez bien,
écrivez bien !
À bientôt,
Francis



Image : Iautumnsgoddess0 – Pixabay

Proposition d’écriture Juin 2019-2

Mercredi 11 juin dernier, Margaux, une des étudiantes du DUT InfoCom où j’enseigne, subissait la torture de sa soutenance de fin de DUETI (année de cours suivie à l’étranger). Elle nous exposait la politique culturelle du Québec d’où elle revenait et les actions menées au niveau de la ville de Chicoutimi. Au détour d’une de ses « slides »  où elle nous passait en revue la vie artistique locale je vis surgir une affiche d’un lieu nommé 3REG qui se présente comme un « collectif de création sous contrainte » appelant à la production d’œuvres « littéraires/visuelles/sonores/vidéos » sur des thèmes précis ; œuvres présentées ensuite lors de soirées. Sur l’affiche de l’événement se trouvait l’étonnant thème suivant (pour cette fois là) : « Anodin ».
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Proposition Juin 2019-1

À l’heure du résultat des élections européennes et de l’interminable feuilleton du Brexit, et après le passage du chef kayapo Raoni Metuktire dans les parages, on voit bien – et ce n’est rien de le dire ma bonne dame- qu’il est compliqué de vivre ensemble.
« L’autre est pas comme moi » : c’est à partir de cette étonnante unique et formidable découverte —que je dois avouer humblement j’ai faite (intuition ou génie que j’aurais ? L’Histoire le dira), et que je suis heureux de partager ici avec vous— que je me suis dit dans un moment de grâce et de création : bon sang Coco mais c’est bien sûr ; « la différence », voici un sujet d’atelier. En vérité, au-delà de la différence, mon sujet d’atelier serait plutôt cette chose plus étrange encore que l’on nomme les malentendus culturels.
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Texte de Khéa – « Biquette » *

Le 26 juillet 1928, à Acy en Multien, petit bourg de l’Oise, aux premières heures du jour, on entendit se mêler aux meuglements et béquètements le cri d’un nouveau-né dans l’étable de la ferme familiale des Motte.
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Texte de Melle47 – « Choisir la bonne clef… » *

Je rentre la tête dans les épaules, crispe la mâchoire, serre tellement fort les yeux qu’une larme en jaillit. Je peux sentir ce que Martin va prendre. J’ai mal pour lui…
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1990 (juin) – « La fois de trop » – Texte de Manu

Jolie femme 47 ans, jeune et dynamique, profession prenante, divorcée sans enfants à charges, aimant sorties, voyages, foie gras de minuit. Cherche homme âge et goûts en rapport, bonne situation afin que les problèmes n’existent pas !
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Proposition Mai 2019-1

Il y a des anecdotes, des rumeurs, des historiettes, que sais-je, qui correspondent tant à nos valeurs, à nos conceptions du monde, à nos idées préconçues, ou à notre poésie, notre fantaisie, nos envies… qu’on est prêt à les gober d’emblée, les répéter, les partager, après les avoir couvés en son sein. C’était mon cas pour l’histoire de l’origine d’une expression particulière, à savoir : faire le mariole (avec un « L » ou deux, ça dépend 🙂 ). Bon vous me direz, ce n’est pas très grave, et c’est une préoccupation… anecdotique. Certes.
Mais bon. Quand même !
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1920 (août) – Eugène et Henriette – « Grand cœur » – par Fantomette44

Août 1914. Mobilisation générale

Après le choc initial, la réalité prit toute son ampleur. L’abandon  des foyers et des activités diverses  fut pour les appelés un arrachement auquel personne n’était préparé. Ce manque de préparation s’illustra également par quelques déconvenues matérielles. Ainsi, quand Eugène Galtié et les autres mobilisés de St-Flour arrivèrent à la caserne d’Aurillac pour récupérer leur équipement, ce fut la consternation générale. Les magasins ressemblaient à des bazars livrés à de féroces pillages. Les salles, les préaux, les couloirs étaient encombrés d’effets répandus avec un désordre révoltant. Chacun s’était servi à sa fantaisie. Eugène qui n’avait jamais porté l’uniforme de fantassin réunit son fourbi tant bien que mal. Il ajouta toutefois à l’ensemble une paire de souliers de repos. Deux  jours plus tard, il s’aperçut qu’ils étaient du même pied.
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