Carole enlève ses tennis blanches et les laisse dans le vestiaire, avant d’enfiler sa blouse orange, celle des auxiliaires de puériculture. Elle défait sa montre, son bracelet et noue ses cheveux en chignon rapide. Il est déjà 09h57 et elle doit encore arpenter un immense couloir avant de prendre le relais de ses collègues. Le temps est maussade et elle est partie un peu vite de la maison, sans avoir le temps d’étendre son linge. Paul lui a rappelé la réunion parents-profs de cet après-midi et Camille est partie pour le lycée en bougonnant. Le poids de sa carrière et de sa vie commence à se faire lourd sur ses épaules ces derniers temps. Mais elle garde la flamme des débuts et s’accroche à tous les beaux moments que lui offre son métier. Elle ne sait pas ce qu’elle pourrait faire d’autre.
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