Écrire en ligne

Ateliers d’écriture créative, de fictions, animés par Francis Mizio

Texte de Ktou14 – « Monsieur Jean » *

Chaque jour en fin de matinée Jean venait marcher dans le parc Montsouris.
Il en aimait particulièrement le bord du lac, qu’il avait pu admirer en toutes saisons, où cols-verts et hérons voisinaient paisiblement au milieu de la cacophonie urbaine.
Comme ils l’avaient arpenté de long en large, en voisins, avec Camille, avant que madame Parkinson ne s’invite de façon brutale et que son épouse ne perde le fil de ses pas !
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Sondage pour savoir si ça vaut la peine que je propose des ateliers en visio…

Vous avez peut-être entendu parler de ce nouveau truc qui s’appelle la covid (c’est une maladie qui complique tout, surtout la cohérence chez les politiques entre autres, mais passons). Du coup, nombre de choses se mettent à se faire en visio, des formations, etc. et donc aussi des ateliers d’écriture. Comme on m’a posé deux-trois fois récemment la question de savoir si je n’allais pas en faire moi aussi (en plus de ceux en ligne habituels) et que je regardais mollement ce que les autres sont en train de tester, je vais vous poser quelques questions et si vous n’y répondez pas ci-dessous en commentaires, eh bien ce n’est pas grave du tout.

QUESTION 1- À défaut d’ateliers d’écriture en présentiel dans une salle avec thé, café et chouquettes (en présentiel, ma formule c’est 2h30 avec en moyenne avec 3/4 exercices d’écriture max — on a un sujet et entre 20 et 40 min. pour écrire + lecture aux autres + tours de table commentaires, 8 pers. max.) seriez-vous tenté(e) par des ateliers en visio (en visio cela court sur une matinée, une journée ou une soirée par ex pour le même volume d’écriture. On se connecte, on se déconnecte, on écrit, on se reconnecte, on lit…  Et les chouquettes eh bien ce seront les vôtres) ?

QUESTION 2- Si non, pourquoi ? C’est froid et inhumain ? C’est techniquement trop compliqué ? Vous n’avez pas le matos ? Le mur du fond de votre bureau n’est pas repeint et c’est trop la honte ? Votre coiffeur est confiné ? Dites-moi tout…

QUESTION 3 – Si oui. Comment Imaginez-vous que cela puisse se dérouler (suggestions ?)

QUESTION 4 – Si oui. Quel moment de la semaine serait l’idéal pour vous ?

QUESTION 5 – Si oui. Quel prix vous semble correct ? 2 ou 3 000 € la séance (en francs suisses, par virement ou valise) ? Autre prix ?

QUESTION 6 – Si oui : Quel sujets ? Exercices d’écriture ? Ecrire une nouvelle ? Travail sur un projet long (plusieurs séances à suivre) ?… Autres ?

QUESTION 7 : Si oui, Connaissez vous le logiciel Zoom ? Le logiciel Discord ? Avez-vous des suggestions de logiciel ?

QUESTION 8 – Pas de question 8, mais vous pouvez me dire des trucs quand même

Merci. À bientôt ! Prenez soin de vous (c’est un ordre).
Francis

Proposition d’écriture – Novembre 2020

La toute récente lecture d’un article traitant des œuvres d’art (principalement picturales) créées (et vendues cher !) depuis quelques temps par des Intelligences artificielles — que ce soient  des paysages, des tableaux abstraits, des portraits (l’image ci-dessus à la  pixellisation volontaire est celle de la Comtesse de Belamy  créée par Obvious), des nus plus tordus encore que les peintures de  Francis Bacon (> lire ici), ou des pochoirs à la façon de Banksy (> lire ici), m’a définitivement donné envie de vous proposer pour cet atelier un sujet qui me titillait depuis longtemps : soit écrire une fiction à partir de photographies d’inconnus…  Mais cette fois, cela sera être à partir d’inconnus… qui n’existent pas. Une sorte de mise en abyme… de la fiction à partir d’un personnage imaginaire… même si sa photographie est bien réelle.
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« Le projet conjugal » bientôt disponible !

Le recueil de nouvelles né entre novembre 2018 et juillet 2019 lors d’un atelier d’écriture permanent au sein de l’atelier « Écrire en ligne » va bientôt paraître en papier et version numérique. Idée cadeau pour Noël ? N’hésitez pas à me demander de quoi il retourne si ce n’est pas clair !

La description – 4e de couverture :

« Le projet conjugal », est un recueil collectif de 23 nouvelles basées sur de simples annonces matrimoniales tirées d’un recueil d’un siècle de petites annonces de la célèbre revue « Le Chasseur Français ».
23 textes écrits par 13 autrices et auteurs qui font revivre des inconnus — certains sont peut-être même encore de ce monde et pourraient, qui sait, retrouver ici leur annonce…
23 nouvelles qui ne parlent pas que d’amour, mais aussi de guerre, de paix, de bonheur, de drame, de solidarité, d’espoir, de beauté, d’aspirations, de la société, de nos vies…
23 nouvelles issues d’un atelier d’écriture, Ecrire-en-ligne, animé par Francis Mizio : les participants se sont entre-conseillés, corrigés, entraidés. Certains ont rendu leur version finale après avoir remis plusieurs fois leur ouvrage. Les autrices et auteurs ont choisi les quelques lignes d’une petite annonce -— annonce composée parfois de quelques mots seulement — et, à partir de ces éléments et des quelques indices, ont imaginé avec talent sous forme de fiction des moments de vies, des destinées d’inconnus.
23 tranches de vies très écrites, très abouties. 23 nouvelles mêlant fiction et faits réels, qui traversent un siècle aussi drôles ou graves qu’édifiantes ou émouvantes, aussi proches de nous… qu’universelles et intemporelles.

Pour en finir avec l’écriture inclusive

J’y ai souvent cédé dans mes mails, un peu convaincu… Je me suis même amusé à la tester sur des incipits célèbres, pour rire, parce que, tout de même, quelque chose me gênait. Cette tribune très pédagogique et précise —laissons les experts, ils savent tellement mieux démontrer, expliquer, argumenter et avancer des éléments — de 32 linguistes, remarquable, me dissuadera désormais d’utiliser l’écriture inclusive. > Elle est parue tout d’abord là, dans « Marianne ». 

Une « écriture excluante » qui « s’impose par la propagande » : 32 linguistes listent les défauts de l’écriture inclusive
Par Tribune collective
Publié le 18/09/2020 à 19:09
« Outre ses défauts fonctionnels, l’écriture inclusive pose des problèmes à ceux qui ont des difficultés d’apprentissage et, en réalité, à tous les francophones soudain privés de règles et livrés à un arbitraire moral. » Bien que favorables à la féminisation de la langue, plusieurs linguistes estiment l’écriture inclusive profondément problématique.
Présentée par ses promoteurs comme un progrès social, l’écriture inclusive n’a paradoxalement guère été abordée sur le plan scientifique, la linguistique se tenant en retrait des débats médiatiques. Derrière le souci d’une représentation équitable des femmes et des hommes dans le discours, l’inclusivisme désire cependant imposer des pratiques relevant d’un militantisme ostentatoire sans autre effet social que de produire des clivages inédits. Rappelons une évidence : la langue est à tout le monde.

LES DÉFAUTS DE L’ÉCRITURE INCLUSIVE
Les inclusivistes partent du postulat suivant : la langue aurait été « masculinisée » par des grammairiens durant des siècles et il faudrait donc remédier à l’ »invisibilisation » de la femme dans la langue. C’est une conception inédite de l’histoire des langues supposant une langue originelle « pure » que la gent masculine aurait pervertie, comme si les langues étaient sciemment élaborées par les locuteurs. Quant à l’ » invisibilisation », c’est au mieux une métaphore mais certainement pas un fait objectif ni un concept scientifique.

Nous relèverons simplement ici quelques défauts constitutifs de l’écriture inclusive et de ses principes.
— La langue n’a pu être ni masculinisée, ni féminisée sur décision d’un groupe de grammairiens, car la langue n’est pas une création de grammairiens — ni de grammairiennes. Ce ne sont pas les recommandations institutionnelles qui créent la langue, mais l’usage des locuteurs. L’exemple, unique et tant cité, de la règle d’accord « le masculin l’emporte sur le féminin » ne prétend posséder aucune pertinence sociale. C’est du reste une formulation fort rare, si ce n’est mythique, puisqu’on ne la trouve dans aucun manuel contemporain, ni même chez Bescherelle en 1835. Les mots féminin et masculin n’ont évidemment pas le même sens appliqués au sexe ou à la grammaire : trouver un quelconque privilège social dans l’accord des adjectifs est une simple vue de l’esprit.

Un nom de genre grammatical masculin peut désigner un être de sexe biologique féminin
— Si la féminisation est bien une évolution légitime et naturelle de la langue, elle n’est pas un principe directeur des langues. En effet, la langue française permet toujours de désigner le sexe des personnes et ce n’est pas uniquement une affaire de lexique, mais aussi de déterminants et de pronoms (« Elle est médecin ») Par ailleurs, un nom de genre grammatical masculin peut désigner un être de sexe biologique féminin (« Ma fille est un vrai génie des maths ») et inversement (« C’est Jules, la vraie victime de l’accident »). On peut même dire « un aigle femelle » ou « une grenouille mâle »…

UNE ÉCRITURE EXCLUANTE
La langue n’est pas une liste de mots dénués de contexte et d’intentions, renvoyant à des essences. Il n’y a aucune langue qui soit fondée sur une correspondance sexuelle stricte. Autrement, le sens des mots serait déterminé par la nature de ce qu’ils désignent, ce qui est faux. Si c’était le cas, toutes les langues du monde auraient le même système lexical pour désigner les humains. Or, la langue n’a pas pour principe de fonctionnement de désigner le sexe des êtres : dire à une enfant « Tu es un vrai tyran » ne réfère pas à son sexe, mais à son comportement, indépendant du genre du mot.
— Les formes masculines du français prolongent à la fois le masculin (librum) et le neutre (templum) du latin et font donc fonction de genre « neutre », c’est-à-dire par défaut, ce qui explique qu’il intervienne dans l’accord par résolution (la fille et le garçon sont partis), comme indéfini (ils ont encore augmenté les impôts), impersonnel (il pleut), ou neutre (c’est beau). Il n’y a là aucune domination symbolique ou socialement interprétable. Quand on commande un lapin aux pruneaux, on ne dit pas un.e lapin.e aux pruneaux…
— La langue a ses fonctionnements propres qui ne dépendent pas de revendications identitaires individuelles. La langue ne détermine pas la pensée — sinon tous les francophones auraient les mêmes pensées, croyances et représentations. Si la langue exerçait un pouvoir « sexiste », on se demande comment Simone de Beauvoir a pu être féministe en écrivant en français « patriarcal ». L’évidence montre que l’on peut exprimer toutes les pensées et les idéologies les plus antithétiques dans la même langue.
— En français, l’orthographe est d’une grande complexité, avec ses digraphes (eu, ain, an), ses homophones (eau, au, o), ses lettres muettes, etc. Mais des normes permettent l’apprentissage en combinant phonétique et morphologie. Or, les pratiques inclusives ne tiennent pas compte de la construction des mots : tou.t.e.s travailleu.r.se.s créent des racines qui n’existent pas (tou-, travailleu-). Ces formes fabriquées ne relèvent d’aucune logique étymologique et posent des problèmes considérables de découpages et d’accords.
On constate chez ceux qui la pratiquent des emplois chaotiques qui ne permettent pas de produire une norme cohérente
— En effet, les réformes orthographiques ont normalement des objectifs d’harmonisation et de simplification. L’écriture inclusive va à l’encontre de cette logique pratique et communicationnelle en opacifiant l’écriture. En réservant la maîtrise de cette écriture à une caste de spécialistes, la complexification de l’orthographe a des effets d’exclusion sociale. Tous ceux qui apprennent différemment, l’écriture inclusive les exclut : qu’ils souffrent de cécité, dysphasie, dyslexie, dyspraxie, dysgraphie, ou d’autres troubles, ils seront d’autant plus fragilisés par une graphie aux normes aléatoires.
— Tous les systèmes d’écriture connus ont pour vocation d’être oralisés. Or, il est impossible de lire l’écriture inclusive : cher.e.s ne se prononce pas. Le décalage graphie / phonie ne repose plus sur des conventions d’écriture, mais sur des règles morales que les programmes de synthèse vocale ne peuvent traiter et qui rendent les textes inaccessibles aux malvoyants.
— On constate chez ceux qui la pratiquent des emplois chaotiques qui ne permettent pas de produire une norme cohérente. Outre la prolifération de formes anarchiques (« Chere.s collègu.e.s », « Cher.e.s collègue.s », etc.), l’écriture inclusive est rarement systématique : après de premières lignes « inclusives », la suite est souvent en français commun… Si des universitaires militants ne sont pas capables d’appliquer leurs propres préceptes, qui peut le faire ?
— L’écriture inclusive, à rebours de la logique grammaticale, remet aussi radicalement en question l’usage du pluriel, qui est véritablement inclusif puisqu’il regroupe. Si au lieu de « Les candidats sont convoqués à 9h00″ on écrit »Les candidats et les candidates sont convoqué.e.s à 9h00 », cela signifie qu’il existe potentiellement une différence de traitement selon le sexe. En introduisant la spécification du sexe, on consacre une dissociation, ce qui est le contraire de l’inclusion. En prétendant annuler l’opposition de genre, on ne fait que la systématiser : l’écriture nouvelle aurait nécessairement un effet renforcé d’opposition des filles et des garçons, créant une exclusion réciproque et aggravant les difficultés d’apprentissage dans les petites classes.
L’usage est certes roi, mais que signifie un usage militant qui déconstruit les savoirs, complexifie les pratiques, s’affranchit des faits scientifiques, s’impose par la propagande et exclut les locuteurs en difficulté au nom de l’idéologie ?
Outre ses défauts fonctionnels, l’écriture inclusive pose des problèmes à tous ceux qui ont des difficultés d’apprentissage et, en réalité, à tous les francophones soudain privés de règles et livrés à un arbitraire moral. La circulaire ministérielle de novembre 2017 était pourtant claire et, tout en valorisant fort justement la féminisation quand elle était justifiée, demandait « ne pas faire usage de l’écriture dite inclusive » : des administrations universitaires et municipales la bafouent dans un coup de force administratif permanent. L’usage est certes roi, mais que signifie un usage militant qui déconstruit les savoirs, complexifie les pratiques, s’affranchit des faits scientifiques, s’impose par la propagande et exclut les locuteurs en difficulté au nom de l’idéologie ?

Rédigé par les linguistes Yana Grinshpun (Sorbonne Nouvelle), Franck Neveu (Sorbonne Université), François Rastier (CNRS), Jean Szlamowicz (Université de Bourgogne).

Signé par les linguistes :

Jacqueline Authier-Revuz (Sorbonne nouvelle)
Mathieu Avanzi (Sorbonne Université)
Samir Bajric (Université de Bourgogne)
Elisabeth Bautier (Paris 8-St Denis)
Sonia Branca-Rosoff (Sorbonne Nouvelle)
Louis-Jean Calvet (Université d’Aix-Marseille)
André Chervel (INRP/Institut Français de l’Éducation)
Christophe Cusimano (Université de Brno)
Henri-José Deulofeu (Université d’Aix-Marseille)
Anne Dister (Université Saint-Louis, Bruxelles)
Pierre Frath (Univesité de Reims)
Jean-Pierre Gabilan (Université de Savoie)
Jean-Michel Géa (Université de Corte Pascal Paoli)
Jean Giot (Université de Namur)
Astrid Guillaume (Sorbonne Université)
Pierre Le Goffic (Sorbonne Nouvelle)
Georges Kleiber (Université de Strasbourg)
Mustapha Krazem (Université de Lorraine)
Danielle Manesse (Sorbonne Nouvelle)
Luisa Mora Millan (Université de Cadix)
Michèle Noailly (Université de Brest)
Thierry Pagnier (Paris 8- St Denis)
Xavier-Laurent Salvador (Paris 13-Villetaneuse)
Georges-Elia Sarfati (Université d’Auvergne)
Agnès Steuckardt (Université Paul Valéry, Montpellier)
Georges-Daniel Véronique (Université d’Aix-Marseille)
Chantal Wionet (Université d’Avignon)
Anne Zribi-Hertz (Paris 8- St Denis)

Mise à jour du 2 novembre 2020 :
Extrait de l’excellente newsletter de Sébastien Bailly (où l’on suivra les liens) qui suit le dossier de l’écriture inclusive :

« D’abord un point d’étape : un premier bilan de la controverse. C’est bien les bilans. Ensuite une vidéo, dans laquelle François Bon explique où et comment il utilise le point médian (et pourquoi), et ce que ça change à son écriture tout ce débat. Enfin, une tentative typographique de résoudre l’affaire (mais qui me laisse sceptique).  À vous de juger. »

(> Pour s’abonner, en passant, à la newsletter de Sébastien, > c’est là )

Proposition d’écriture Octobre 2020

La proposition d’écriture de ce mois m’a été inspirée par un spam — un pourriel — reçu ce lundi 28 septembre à 14h41, pour être précis. C’est « Rosine », qui m’écrit. Voici le texte (j’ai ôté les coordonnées). Le titre du message que j’ai reçu était ainsi libellé :
« 💝 Suite à votre demande Lucie —*—« 

Bonjour Lucie,
Je suis Rosine, votre voyante médium pure et cartomancienne. Pourquoi vous écrire ce mail aujourd’hui ? Parce que j’ai repensé à vous tout à l’heure !

Très vite, et très tôt, on comprend que la voyante Rosine est peut-être, la pauvre, affligée d’un strabisme divergent, car comme vous le savez (enfin : ceux qui m’écrivent hors spam), je me prénomme plutôt Francis. En fait Rosine a dû déclencher sa vision laser extralucide en visant malheureusement à côté car il y a quelques jours effectivement il y avait ma copine Lucie à la maison à qui j’ai donné un coup de main sur un coin de table de la cuisine pour réparer son site web. En fait, Rosine a dû riper sur Lucie. À quelques centimètres près, si ça se trouve elle tapait dans le buffet derrière moi en passant au-dessus de mon épaule et adressait son mail au pot de cornichons. Ce n’est pas passé loin, certes, et cela n’obère pas le mérite de l’initiative et de la gentille attention, mais on conviendra toutefois que ça commence mal.
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Texte de Zazie6454 – « À la Saint-Berzinghin » *

Lorsqu’il traversa la grand’ rue de Cousances, Frère Berzinghin eut l’impression de passer dans un village abandonné… Personne à l’horizon, les maisons, la ferme semblaient elle aussi délaissées, inertes. Une rafale de vent rabattit le capuchon de sa bure sur sa tête, il le rejeta d’un geste vif.  Mais pourquoi Dieu avait-il mené ses pas dans ce coin perdu de la Meuse ?
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