Ateliers d’écriture créative, de fictions, animés par Francis Mizio

Catégorie : public (Page 2 of 12)

Texte de Zazie6454 – « On dirait le Sud » *

Été 1971 – Mon frère et moi attendions Papa de pied ferme depuis une demi-heure, postés dans la cour, chacun voulant avoir le privilège de l’apercevoir le premier. Plus petite en taille et en âge, je trichais en passant ma tête entre les barreaux tandis que Jean-Marc regardait au loin par-dessus la porte. Maman nous parlait de la fenêtre de la chambre du 1er étage, nous mettant en garde contre le soleil, et nous rappelant que même s’il fait chaud, il fait bon, la vie coule comme une chanson, nous devions garder casquette et chapeau de paille sur nos têtes et non par terre.
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Texte de Khea – « L’ami Ricoré » *

C’est une vraie fournaise. On a pourtant baissé les stores, laissé les portes et fenêtres ouvertes de chaque bureau pour tenter de créer un courant d’air. Initiative improductive, la canicule de ce mois de juillet est sans pitié. Chaleur, sudation. Quelques chanceux se sont équipés d’un mini-ventilateur de table, Calor est devenu leur meilleur ami.

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Texte de Betty – « Météo » *

Je venais de commencer l’ascension de la dune. Un vent tiède s’était levé et hurlait maintenant à mes oreilles. Des bribes de souvenirs et de visions fugaces m’assaillaient : des cheveux blonds, des doigts entrelacés, les mains de Thomas posées sur mes épaules, les pressant avec douceur, la brume se levant et nous encerclant comme pour mieux nous isoler du reste du monde … C’était il y a longtemps, quand les étés étaient plus frais !
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Texte de Melle47 – « Au beau fixe… »

Mes yeux se sont fermés. Je m’imprègne de cet instant fugace de bonheur fragile. Un frisson de bonheur intense m’étreint. Je suis seule, calme et tranquille, posée tout là-haut sur la dune comme sur le toit du monde. Je tortille mes fesses pour me caler un peu mieux dans le sable. Apprécie sa texture compacte qui épouse mes rondeurs. Plonge mes mains de chaque côté dans la masse. La malaxe. La triture. Je souffle un grand coup et ma posture droite se voûte. Mon dos part en point d’interrogation. Mes épaules se relâchent vers l’avant. Ma tête bascule en arrière pour mieux offrir mon nez au soleil chaleureux. J’entends ma mère : « Mais comment te tiens-tu ma fille ? Redresse-toi. Tiens-toi droite ». À cette pensée, mon esprit sursaute, ouvre timidement un œil dans lequel plonge un soleil aveuglant. Je cligne. Larmoie. Pose sur mon nez les lunettes de soleil qui étaient posées sur mon crâne. Ajuste ma vision d’une main collée au front. Non, rien à droite, rien à gauche. Elle n’est pas là. Tant mieux. À cette seule constatation, mon dos se vrille davantage, mes poumons râlent de plus belle. Décidément, qu’il fait bon être là… Une brise légère frôle mon visage. Mes cheveux libérés caressent mes épaules nues. Je souris. Me détends. Me gargarise du moment.
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Texte de Zazie 6454 – « À un cheveu près » *

En fait c’est une histoire qui s’est passée il y a une quinzaine d’année, mon fils était en CE1 non, non, en CE2…oui bon alors, ce n’est pas quinze mais plutôt pas loin de vingt-cinq ans que cette histoire a eu lieu. C’est fou comme on ne se voit pas vieillir ! Donc voilà.
Comme chaque jour, j’ai préparé la table du goûter, BN au chocolat, pain, Nutella, sirop de grenadine, pour mes garçons qui rentrent seuls de l’école, mon fils aîné ayant la charge de revenir avec son petit frère. Moment de détente que j’aime avant d’attaquer les devoirs.
Mais lorsque mon cadet entre dans la cuisine, j’ai failli lâcher le pot de Nutella :
« Mais mais Guillaume, qu’est-ce que tu as fait à tes cheveux ? » dis-je en hurlant
Silence radio.
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Texte de Ktou14 – « Monsieur Jean » *

Chaque jour en fin de matinée Jean venait marcher dans le parc Montsouris.
Il en aimait particulièrement le bord du lac, qu’il avait pu admirer en toutes saisons, où cols-verts et hérons voisinaient paisiblement au milieu de la cacophonie urbaine.
Comme ils l’avaient arpenté de long en large, en voisins, avec Camille, avant que madame Parkinson ne s’invite de façon brutale et que son épouse ne perde le fil de ses pas !
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