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Ateliers d’écriture créative, de fictions, animés par Francis Mizio

Category: CatFev2018

Retour sur l’atelier 1 de février : « Pourquoi ? / Pourquoi pas ? »

« Pourquoi ?/Pourquoi pas ? », cette proposition pour ce premier atelier de février 2018 aura permis la naissance de textes aux tonalités décidément diverses : des nouvelles très émouvantes, très proches du récit de vie, inspirées sans doute des existences même de leurs auteur(e)s, un beau poème, et une fiction historique d’un genre éloigné des autres productions, virile et guerrière, où la question de l’engagement est minutieusement scénarisée.
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Texte de Ptiteco – « Et un jour on respire à nouveau » *

Ces mots prononcés par les neurologues dans cette pièce blanche et froide résonnaient encore en lui : « maladie grave », « incurable », « quelques mois tout au plus ». Ils leur avaient annoncé cela un peu comme quand on annonce le gagnant d’un prix, en y mettant les formes, en jouant sur un drôle de suspense : « au vu de l’évolution des examens de votre épouse », « compte tenu des observations cliniques », « nous nous sommes réunis pour évoquer son cas », « et aujourd’hui nous pensons que malheureusement…»
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Texte de Melle 47 – « L’infini des possibles… » *

Au bout d’une plage, quelques rochers polis, abandonnés par les vagues. C’est marée basse. Pas une mouette. Pas de coucher de soleil flamboyant. Pas de ciel bleu. Juste une mer triste qui joue mollement du bout des vagues avec l’écume indolente, sous un ciel gris-bleu où s’ennuient quelques nuages. À moins que ça ne soit l’inverse, finalement haut, bas, tout s’assemble, et se ressemble.

Je m’assieds sur un gros rocher, resserre mon gilet couleur pierre mouillée, entoure mes jambes et pose mon menton sur mes genoux. J’ai froid, j’ai toujours froid. J’aime ces instants de calme où les souvenirs remontent doucement. Aujourd’hui, c’est mon Papeil qui s’invite dans ma bulle. Mon grand-père à moi, de son vrai nom Henri, était un grand homme aux cheveux blanchis mais toujours impeccablement coiffés en arrière. Une tête bien droite. Un regard perçant au-dessus d’un puissant nez d’aigle. Un homme impérieux, intègre. Un forçat du barreau qui ne s’exprimait jamais que dans un français hors d’âge, bourré d’adjectifs ponctuant de longues phrases compliquées, comme si chaque conversation, même banale, était une plaidoirie.
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Texte de Lulu – « Aujourd’hui peut–être… » *

Aujourd’hui peut–être…
C’est un après-midi d’automne.

Ciel bas, bourrasques, froid humide qui pénètre jusqu’à l’os et fait refermer autour de soi l’imperméable.
Il va faire nuit tôt.

À cette heure-ci, la place est vide. Les petits enfants font la sieste, leurs nounous s’assoupissent devant un café. Les autres sont à l’école, au lycée, au travail.

Seule une jeune fille est là, présence incongrue. Peut être l’absence du professeur l’a-t-elle libérée de son ennui mathématique.

Elle est assise sur le banc humide. Tranquillement adossée, ses mains inoccupées gisent sur ses cuisses ; ses pieds battent on ne sait quel rythme…
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Texte de Marine – « L’avant, l’après » *

J’étais prise dans une spirale infernale. Le temps filait. Et ces réflexions comme une ritournelle dans ma tête, «Je n’ai jamais assez de temps. Le temps passe trop vite. Je cours après le temps ou est-ce le temps qui court et je ne suis pas assez rapide pour le rattraper !? » . Salariée, mère célibataire, amoureuse à mes heures perdues et il y en avait peu ! La maison à tenir, ranger, laver et recommencer. Les devoirs à faire. Penser à remplir le frigo, préparer les repas, manger, débarrasser et recommencer. Lire les histoires d’avant le gros dodo de la nuit, câliner ou gronder selon… du coup, câliner à nouveau pour ne pas s’endormir fâché… Et enfin se poser. S’endormir devant la télé ou la tête dans le livre de chevet. Ouvrir un œil, se demander où l’on est, éteindre la lumière et aller se coucher et tout recommencer !
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Proposition 02/2018 – 1

Il y a plusieurs années ma compagne a acheté une automobile d’occasion. Jusque là rien d’extraordinaire, sauf qu’il y avait un vice caché : un disque de Vanessa Paradis, bloqué dans l’autoradio, et totalement impossible à déloger (ce n’est pas faute d’avoir essayé). Il se passe que l’on n’aime pas particulièrement —au mieux on la subit— l’œuvre chantée de Mme Paradis. Il se passe que parfois on démarrant la voiture, parce qu’on a dû effleurer un bouton de l’appareil, le CD se déclenche tout seul sur la dernière piste écoutée et, forcément, illico interrompue précédemment.
C’est, à vrai dire, exaspérant. Et c’est ainsi qu’il se passe que la Paradis, ben oui, est… infernale.
Un jour, de guerre lasse, la Paradis ayant gagné par usure, j’ai décidé d’écouter l’album de variétoche en entier, et là surprise : j’ai découvert qu’il y a une bluette que j’aime bien, car je la trouve plus écrite, plus intéressante dans ses mystères, ses images, ses évocations, ses ellipses que les autres qui sont un peu trop variét‘ tout de même.

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